Sans pitié : dans les méandres de la morale humaine
Le Pathé Masséna, en partenariat avec la Cinémathèque de Nice, accueille, le 11 décembre, l'avant-première de Sans pitié, 1er long métrage du Varois Julien Hosmalin, ancien étudiant de l’ESRA Côte d’Azur.
Maria élève seule ses deux fils, Ryan et Dario. Tous trois tiennent un stand de tir dans une petite fête foraine. Après une balade à moto avec son grand frère, Dario disparaît. Le garçon reste introuvable jusqu’au lendemain, où il réapparaît blessé et muré dans le silence. Vingt ans plus tard, à la mort de leur mère, les deux frères se retrouvent... Dario a refait sa vie au Canada, tandis que Ryan est resté à Ferris Wheel, vivant du stand et de quelques combines. Dario redécouvre alors cette existence foraine, presque oubliée, et la petite communauté qui l’habite. Mais un soir, parmi l’entourage de Ryan, il tombe par hasard sur l’un de ses ravisseurs. Dès lors, les deux frères doivent composer avec, d’un côté, la tentation de la vengeance et, de l’autre, celle du pardon.
"Mon film parle de ma mère, de mon frère. Il parle de la vie que j’ai eue avec eux et de certains événements familiaux. Attention, la trajectoire de Dario, joué par Adam Bessa, n’est absolument pas la mienne. En revanche, mon frère m’a sauvé la vie d’une certaine manière, en étant un peu le père que je n’ai jamais eu. À travers ce film, je lui rends hommage, ainsi qu’à ma mère", a confié Julien Hosmalin à nos confrères de Nice Matin.
Le cinéaste souhaitait initialement tourner dans le Var – lui qui a vécu en face du parc d’attractions Magic World à Hyères – mais a dû se résoudre, pour des raisons budgétaires, à s’installer en Belgique. Son chef opérateur luxembourgeois, Florian Solin, a mené les repérages avec lui, jusqu’à la découverte d’un décor de fête foraine avec son train, ses friches, et cette atmosphère qui l’a soudain projeté dans l’univers du réalisateur américain Michael Cimino.
Bien plus qu’un simple thriller, Sans pitié offre une plongée dans les zones grises de la morale humaine, où le silence a un prix. Un film qui interroge notre rapport intime à la vengeance.
Sans pitié de Julien Hosmalin, avec Adam Bessa, Tewfik Jallab, Jonathan Turnbull et Laura Sépul
Avant-première, 11 déc, Pathé Masséna, Nice
Sortie en salles, 14 jan