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Edito

NON !

M. Sajn
N°384 28/01/2026
5 min. de lecture

La colonisation informatique a commencé depuis plus de 10 ans. Ces réseaux sociaux que possèdent les magnats de la Tech US ne sont en fait que des réseaux de partage éditoriaux.

Car les messages échangés y sont édités sous forme de posts permanents. Ils devraient donc respecter les règles de l’édition. En réalité, ils imposent leurs conditions générales d’utilisation (CGU) en lieu et place de la loi. Vous trouverez en p.24 des exemples du comportement de ces réseaux, gérés par des algorithmes et par des cellules de médiation – qui peu à peu disparaissent. On y demande des "selfies" qui servent certainement à un fichage néanmoins interdit par les lois de la République et soi-disant surveillé par la CNIL. On y constate en ce moment des évictions pour des raisons qui semblent politiques, comme l’opposition à certains gouvernements. Car il n’y a pas que les réseaux chinois ou russes qui font cela : les Américains ont commencé bien avant eux et développent en ce moment un forcing pour diffuser des idées d’extrême droite. Ces comportements correspondent tout à fait à la négation de l’État de droit, constituant une atteinte grave à nos libertés et au fonctionnement démocratique, et pourtant très "tendance" en ce moment.

Un poète et musicien occitan utilise ces réseaux mais, afin de ne pas être censuré et d’atteindre plus de gens, agrémente toujours ses messages politiques d’une photo de petit chat. En effet, c’est une image très "appréciée" par les algorithmes. Notre couverture en est un exemple, avec un sous-titre qui rappelle le personnage de Bartleby (1), symbole de résistance passive contre l’aliénation capitaliste. Bartleby, the Scrivener: A Story of Wall Street est une nouvelle de Herman Melville, parue une première fois en 1853, et reprise en 1856 dans le recueil Les Contes de la véranda. Il s’est rendu célèbre par la formule originale : I would prefer not to (Je préférerais ne pas en français).

Cependant, de nos jours, le refus semble exclu de nos possibilités d’interaction politique. Les grèves sont combattues sous prétexte des lésions qu’elles entraînent, alors qu’elles sont le seul moyen d’essayer de changer les conditions sociales. Les boycotts sont souvent interdits s’ils ne sont pas décidés par les gouvernements. Pourtant, si l’on veut arrêter la vague libertarienne et totalitaire qui plombe la planète, il faudra bien y recourir. Non, nous préférerions ne pas partir à la guerre, et surtout ne pas y envoyer nos enfants. Nous préférerions ne pas participer à une société qui a vu les super-riches – les 1 % qui possèdent 80 % des biens, et dont la fortune a doublé en quelques années – fuir l’impôt tout en profitant des services publics, dont la classe moyenne et les pauvres supportent principalement la charge. Cette machine à broyer l’individu, qui exclut les sans-abris, les étrangers, les pauvres (souvent des "travailleurs pauvres", terme inique), c’est nous qui la nourrissons. Alors il suffit de dire NON ! On a bien vu, lors du confinement, que ne plus travailler et consommer le moins possible grippe cette machine infernale. Pas besoin de pétitions ni de manifestations violentes. Il suffit de NE PLUS RIEN FAIRE. Car les super-riches, sans nous, sans notre travail et sans notre consommation, ne sont RIEN.

C’est encore possible, mais le temps presse, car l'IA est en train de mettre en place une société robotique où les machines font tout et où l’humain devient une simple variable d’ajustement. Le célèbre astrophysicien britannique Stephen Hawking avait prédit ce phénomène, comparant notre avenir à la fin de la saga Terminator. Pour lui, ce n’était pas une dystopie, mais une simple prévision, dans le cas où les "rois fainéants" que sont les magnats possédant ces logiciels continueraient à gérer les destinées de l’humanité. Cupides, violents et incultes, ils nous mènent à notre perte et courent paradoxalement à la leur. Ainsi, pour "faire facile", pour faire le maximum de bénéfices, ils lancent sur le marché des produits qui tuent, sans aucun contrôle sérieux ; ils suppriment des droits aux nécessiteux pour faire des économies ; ils tolèrent l’élimination d’êtres humains sous prétexte qu’ils sont étrangers ou vivent de manière différente. Ce cauchemar ne pourra pas s’arrêter si nous continuons à l’accepter "parce qu’il faut bien vivre"… Car en fait, continuer, c’est accepter la fin !

La guerre n’est pas la paix – Orwell tenta de nous le faire comprendre dans son 1984. Pourtant c’est ce que l’on a dit des guerres en Irak, en Syrie, etc. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit, quoi qu’en pensent certains agitateurs d’extrême droite. Cette inversion du langage, la réduction des mots de base du vocabulaire, sont accélérées par une manipulation digitale opérée par des crétins qui font simple pour gagner plus. Il n’est plus question de juste "s’indigner", comme le disait le pauvre Stéphane Hessel : il est temps de dire non et de ne plus agir pour faire tourner cette machine économique et financière qui fait ressembler notre monde à celui des Shadocks, à Groland, à l’univers des Monty Python, ou encore à celui de Brazil, qui, s’ils nous ont fait sourire, deviennent dans la réalité un cauchemar très premier degré.

Cet idiot outre-Atlantique, maquillé comme un clown, avec ses caprices débiles, sa grossièreté, sa violence, sa cupidité et son ego démesuré, est en train de semer le chaos, car il n’aboutit jamais à rien, si ce n’est à entretenir sa propre gloire. Si Néron fit flamber Rome, ce cochon à moumoute fera flamber la planète. Il n’y a ni dos rond ni guerre à lui faire : il faut serrer les dents et simplement refuser. Les relations internationales sont interdépendantes, quoi qu’il en pense, ou dise. Nous sommes tous sur la même planète, sur un territoire sphérique limité, non extensible. Croire que l’on peut, seul, y décider est un leurre, sauf si tout le monde s’agenouille devant un tel idiot. Si la colère est une réaction normale dans un premier temps, n’oublions pas ce que L’Art de la guerre de Sun Tzu nous a appris : pour gagner la guerre, mieux vaut l’éviter. D’un autre côté, on y apprend aussi que tous les résistants ont vaincu non pas seulement par leur courage (quoiqu’il en faille pour lutter au péril de sa vie…), mais par leur créativité, leur imagination. Soyons créatifs : l’absence de moyens est souvent source d’inspiration. Le bricolage est souvent la meilleure solution ; la poésie est un grain de sable qui peut bloquer les algorithmes. Car nos premiers carburants ne sont-ils pas la liberté et l’amour, dont les machines n’ont que faire, mais qui peuvent justement les dérouter ?

(1) Le narrateur est un notaire qui engage dans son étude un dénommé Bartleby pour un travail de clerc, chargé de copier des actes. Au fil du temps, cet être qui s’est d’abord montré travailleur, consciencieux, lisse, ne parlant à personne, révèle une autre part de sa personnalité : il refuse tous les travaux que lui demande son patron. Il ne les refuse pas ouvertement ; il dit simplement qu’il "préférerait ne pas" les faire, et ne les fait pas. Cette phrase revient alors systématiquement dans sa bouche. Peu à peu, Bartleby cesse complètement de travailler, mais aussi de sortir de l’étude, où il dort. Il ne mange rien d’autre que des biscuits au gingembre et refuse même son renvoi par son employeur.

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